03
Avr 15

Skid Row, le quartier de ceux qui dérapent

Skid Row

Skid Row – Los Angeles – California – © Eric Demarcq

 

En plein cœur de Los Angeles, Skid Row reste depuis un siècle la « capitale » américaine des sans-abri.

 

Skid Row, « le quartier de ceux qui dérapent » au sens littéral, est le refuge de ceux qui ne peuvent pas tomber plus bas aux États-Unis. Et malgré une litanie de programmes d’aide, rien ne change dans ce quartier sinistré. Dans ce bidonville proche du DTLA (Dowtown Los Angeles), ils sont près de 2 000, la plupart sont alcooliques, drogués, handicapés physiques ou mentaux. C’est le paradoxe de la Cité des Anges qui accueille à la fois le plus de millionnaires, le plus de manoirs, mais aussi la plus extrême pauvreté du pays. Depuis les années 1970 la ville a opté pour une politique de confinement. Au milieu des entrepôts du quartier, les SDF dérangent moins que dans d’autres quartiers plus résidentiels.

 

Malgré une longue liste de programmes de réhabilitation, dont le dernier en date, « Plan for hope » (le plan de l’espoir), a été présenté fin mars à la mairie de Los Angeles, le quartier se repeuple constamment de sans-logis. Ici, ils peuvent aussi bénéficier de programmes de réinsertion et d’aides, essentiellement privés et financés par des associations caritatives. Tous espèrent avant tout un vrai logement.

 

Selon les associations, toute l’aide municipale se concentre essentiellement sur la présence policière, accusée de harceler les SDF. L’un d’entre eux vient d’être abattu par la police début mars. Selon eux, ce qui risque vraiment une fois pour toute de changer le visage de Skid Row, c’est la pression immobilière exercée par les promoteurs avec, à quelques pâtés de maison, les prix des lofts qui flambent.

 


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